Figure marquante du sport automobile français, Champion du monde de Formule 3000, double champion du Japon GT, Érik Comas est invité d’honneur du Classic Festival 2026 !
Les premiers succès
Né le 28 septembre 1963 dans la Drôme, Erik commence sa carrière automobile dans des courses de karting en Rhône-Alpes, puis décroche le titre français de la discipline l’année suivante.
En 1984, il achète une Renault 5 de compétition ayant appartenu à Jean Alesi, et à la fin de la saison, il remporte le volant Elf-Winfield sur le circuit du Castellet.
En 1985, il se classe deuxième du championnat français de Formule Renault. L’année suivante, il remporte huit courses et décroche le titre !
En 1987, il remporte le championnat de Supertourisme sur une Renault 5 Turbo, et en 1988 il devient Champion de France de F3. Déjà un beau palmarès !
La Renault 5 Turbo du Championnat 1987
En 1989, il est engagé par l’écurie DAMS pour disputer le championnat du monde de Formule 3000. Il termine vice-champion, derrière Jean Alesi. L’année suivante, il devient le pilote n°1 de l’équipe DAMS et remporte le titre de champion du monde de F3000.
Les portes de la Formule 1 s’ouvrent devant lui.
L’aventure F1
En 1991 Erik fait ses débuts en F1 avec l’écurie Ligier, aux côtés de Thierry Boutsen.
Erik Comas avec Thierry Boutsen et Guy Ligier
En 1992, il marque ses premiers points lors du Grand Prix du Canada ! Mais en Belgique, il est victime d’un grave accident lors des qualifications. Lancé à plus de 300 km/h dans le virage de Blanchimont, il perd le contrôle de sa monoplace et percute le rail de sécurité. Assommé par sa roue avant droite, il reste inconscient au milieu de la piste, le pied bloqué sur l’accélérateur. C’est Ayrton Senna, qui s’arrête sur la piste, saute de sa monoplace et coupe le moteur, craignant un incendie. Erik souffre d’une commotion cérébrale, mais sera au départ du Grand Prix d’Italie 15 jours plus tard.
Erik Comas sur la Ligier-Renault JS37 en 1992
En 1993, il quitte Ligier pour rejoindre l’écurie Larrousse. La voiture n’est pas suffisamment compétitive, et il ne remporte qu’un point sur la saison, au Grand Prix d’Italie.
L’année suivante, il dispute sa dernière saison en Formule 1, toujours avec l’écurie Larrousse. Il obtient deux 6èmes places, au Grand Prix du Pacifique et au Grand Prix d’Allemagne.
Après 67 Grands Prix disputés, il met un terme à sa carrière en F1.
Le GT et l’Endurance
C’est au Japon qu’Erik Comas va poursuivre sa carrière, dans le championnat GT500 avec Toyota, mais aussi en endurance, en participant aux 24 Heures du Mans avec Larbre Compétition sur Porsche.
En 1996, il remporte sa première victoire en GT500, et il remporte le championnat en 1998 et 1999 !
Erik Comas et la Nissan Skyline GT-R avec laquelle il remporte le Championnat GT500 du Japon
En 2005, il termine 2ème du classement général des 24 Heures du Mans au volant de la Pescarolo C60 hybrid, et 5ème en 2006, toujours chez Pescarolo Sport. Il met fin à sa carrière en compétition professionnelle cette année-là.
Erik Comas et Madie Pescarolo au Mans en 2005
Erik Comas reste malgré tout très proche des circuits et du sport automobile, et va se consacrer à la détection, au mentorat et à l'accompagnement de jeunes pilotes, notamment français. Il participe aussi à de nombreuses épreuves historiques, tels que le Rallye Monte-Carlo Historique, et le Championnat d'Europe des rallyes historiques.
Pilote aux multiples talents, mentor de générations de pilotes français, passionné du sport automobile et de son histoire, c’est un grand honneur pour nous de recevoir Erik Comas le Circuit Paul Armagnac de Nogaro les 26 et 27 septembre prochains à l’occasion du Classic Festival !